Faire de son corps un allié avec l’Ayurveda

Le printemps arrive. On le voit avec les bourgeons qui commencent à se développer, les violettes qui fleurissent. Mais nous sommes aussi dans une période de transition. Le soleil fait des apparitions pour venir nous réchauffer et, en même temps, nous ne sommes pas à l’abri d’un retour du froid.
Alors, posons-nous la question : est-ce que mon corps arrive à se régénérer, à garder une énergie stable, et à bien récupérer ?

Un concept clé en Ayurveda s’appelle Ojas : on le décrit comme l’“essence” la plus subtile de l’organisme, liée à la vitalité, à la stabilité émotionnelle et aux défenses naturelles.
Quand Ojas est bien nourri, on se sent plus stable, plus “ancré·e”, plus serein·e. Quand il s’épuise, on peut se sentir plus vulnérable, plus réactif·ve, plus à fleur de peau.

Le point de départ : la digestion (Agni)

L’Ayurveda s’intéresse avant tout au terrain, c’est-à-dire à la personne dans sa globalité, plutôt qu’aux seuls symptômes.

Elle cherche à comprendre la ou les causes profondes des déséquilibres afin de soutenir une santé durable. Son but premier est de nous offrir une longévité maximale, vécue dans les meilleures conditions de santé possibles.

7 habitudes simples pour faire de son corps un allié

Les repas les plus soutenants sont les moins compliqués et ceux cuisinés au moment : légumes cuits, céréales bien préparées, légumineuses digestes, un peu de bonne matière grasse (ex : ghee), et fruits mûrs pris hors repas.

Les épices et herbes sont présentes à tous les repas : elles soutiennent la digestion.
En Ayurveda, on utilise souvent curcuma, cumin, coriandre, fenouil, gingembre, poivre noir, cannelle — et on peut aussi s’appuyer sur nos herbes de Provence.
Astuce : faites revenir doucement les épices dans un peu de ghee, puis ajoutez vos aliments.

Idéalement, le repas principal est le midi. Le soir : plus léger.

Manger “un peu moins que trop” aide énormément. Une image simple : garder un peu d’espace pour que la digestion fasse son travail.

En cette saison, le corps apprécie encore souvent : chaud, onctueux, régulier, réconfortant. Les repas froids pris sur le pouce peuvent fragiliser les personnes sensibles au froid, au stress ou au sommeil léger.

Tisanes simples, eau tiède, petites gorgées dans la journée (et limiter le froid si vous êtes déjà frileux·se ou ballonné·e).

Dîner plus tôt, plus léger, et se laisser un temps de “décompression/relaxation” avant le sommeil.

L’autre pilier : le système nerveux (stress, rythme, récupération)

On peut manger très bien et pourtant s’épuiser si le système nerveux est sur-sollicité.
En Ayurveda, ralentir et se poser nourrit Ojas : sommeil, pauses, respiration, apaisement du mental.

Méditer : un geste simple de régénération

La méditation n’est pas réservée aux yogis. Quelques minutes peuvent aider à ralentir, revenir au corps, et soutenir la récupération.
(Et il existe des recherches qui suggèrent des liens entre réduction du stress et certains marqueurs liés aux défenses naturelles.)

Aller plus loin

Si vous sentez un terrain fragile (fatigue récurrente, digestion irrégulière, sommeil perturbé, stress présent, infections à répétition…), l’Ayurveda peut aider — en s’adaptant à votre réalité.

Je peux vous accompagner de 3 façons :
Bilan ayurvédique : comprendre votre terrain (Agni, Ama, Ojas, doshas) et avancer étape par étape.
Soins et massages ayurvédiques / Chi Nei Tsang : soutenir le corps, apaiser le mental, relancer en douceur.
Méditations guidées : réguler le système nerveux et nourrir la récupération.